Travailler en Nouvelle-ZĂ©lande : des moules aux cerises 🍒

Travailler en Nouvelle-ZĂ©lande : des moules aux cerises 🍒

Au dĂ©but du mois de dĂ©cembre, notre voyage a commencĂ© dĂ©jĂ  depuis 1 mois et demi environ. Et il commence Ă  ĂȘtre temps pour nous de trouver un petit boulot avant de pouvoir repartir !

Nous avons pris le ferry en direction de l’Ăźle du sud, et nous voilĂ  arrivĂ©s Ă  Blenheim, pour chercher un boulot.

La recherche d’emploi en Nouvelle-ZĂ©lande

Pour commencer, il nous a fallu trouver oĂč nous pouvions travailler. Pour cela, direction les groupes Facebook et sites d’annonces pour les backpackers.

En Nouvelle-ZĂ©lande, il est assez facile de trouver un emploi en ayant un Working Holiday Visa. La recherche n’a donc pas Ă©tĂ© longue. AprĂšs avoir envoyĂ© plusieurs SMS Ă  des gĂ©rants de vignobles ou vergers de cerisiers et quelques appels, nous avons trouvĂ© un emploi trĂšs rapidement.

Et c’est vraiment le cas de le dire ! Nous avons signĂ© notre premier contrat 20 minutes aprĂšs avoir posĂ© pour la premiĂšre fois nos pieds dans l’entreprise. 📝

Job #1 – Mussel Opener đŸ”Ș

Ce premier job, que nous avons donc eu trĂšs rapidement, signifie « Ouvreur de moules Â» en français.

Une fois le contrat signĂ© et une rapide prĂ©sentation de l’entreprise, rendez-vous est donnĂ© le lendemain Ă  5h30 (du matin bien sĂ»r) pour rĂ©cupĂ©rer nos Ă©quipements et commencer Ă  travailler.

Pendant cette prĂ©sentation de l’entreprise, nous venions de rencontrer sans le savoir nos partenaires de galĂšre français


Pour avoir une petite idĂ©e de l’entreprise oĂč on Ă©tait, on vous conseille de regarder cette vidĂ©o.

Premier contact : bienvenue Ă  l’usine

Premier jour, nous nous prĂ©parons donc Ă  entrer sur notre lieu de travail. Pour des questions d’hygiĂšne, le nettoyage des boots, le port de la charlotte et de gants Ă  chaque main est obligatoire. On vous laisse juger par vous mĂȘme du grand style que nous avions…

La tenue d’ouvreur de moules… Digne de la Fashion Week
À gauche, de haut en bas : Elise, Vincent (mĂ©connaisable) et Fabien
À droite, de haut en bas : Elodie, Julie et Ivan

Nous passons ainsi les 2 premiĂšres heures Ă  apprendre la technique des « mussel openers Â» avec Elodie, Elise et Fabien, les français de la veille.

DĂšs la premiĂšre pause, on sent que le travail ici ne va pas ĂȘtre facile ! Entre 100 et 200 personnes sont regroupĂ©es dans une salle sans fenĂȘtre, devant 3 tapis roulant oĂč dĂ©filent les moules. Chacun est Ă  son poste face au tapis, mais impossible de parler : le bruit des machines couvre toute discussion. Nous avons donc Ă©videmment des casques antibruit pour prĂ©server nos oreilles.

AprĂšs cette pause, c’est parti, on est tous installĂ©s devant le tapis. Il faut donc ouvrir le plus de moules possibles. On en voit certains aller Ă  une vitesse impressionnante : quand on en ouvre 1, ils en sont dĂ©jĂ  Ă  4 ou 5


Ici, c’est l’usine telle qu’on se l’imagine. Des superviseurs passent derriĂšre nous pour vĂ©rifier que les moules ouvertes soient bien faites, et n’hĂ©sitent pas Ă  nous demander d’aller plus vite, « Faster faster ! Â». (Petit clin d’oeil Ă  nos français avec qui on a bien rigolĂ© lĂ -dessus !)

Vivre moules, respirer moules, un mode de vie

Tous les matins, il faut ĂȘtre en tenue Ă  pour commencer Ă  ouvrir les moules Ă  6h. Fin de journĂ©e Ă  14h30. Autant vous dire que nos aprĂšs-midis n’étaient pas trĂšs productifs. Le rĂ©veil plutĂŽt matinal, pour nous qui avions l’habitude de dormir environ 10 heures par nuit le mois prĂ©cĂ©dent, a Ă©tĂ© un peu compliquĂ©.

Il faut ajouter Ă  ça la vision des tapis qui avancent toute la journĂ©e avec des moules dessus. Cela finit par nous donner mal Ă  la tĂȘte assez rapidement. Voir mĂȘme, pour certains d’entre nous, Ă  voir des moules mĂȘme en fermant les yeux !

La délivrance

AprĂšs une semaine d’ouverture de moules, soit plus de 20 000 moules ouvertes, nous avons eu une grande chance…

Lors de notre recherche de boulot, plusieurs personnes nous avaient informées que les places étaient prises. Au milieu de notre semaine de travail, une personne gérant un verger nous contacte pour nous dire que 2 places se sont libérées.
YES ! LIBÉRÉS !

On saute donc sur l’occasion pour quitter l’enfer, non sans un peu de peine pour nos amis qui doivent encore supporter ça une semaine.

On gardera cependant des bons souvenirs (tout de mĂȘme) de ce job grĂące aux personnes que nous avons rencontrĂ©es et avec lesquelles on aura vraiment bien rigolĂ© pendant nos pauses et en dehors du boulot ! Merci Ă  vous, Elodie, Elise, Fabien et Ivan d’avoir apportĂ© de la joie dans ces journĂ©es. On vous aime !

Job #2 – Cherry Picker 🍒

Notre deuxiĂšme boulot consiste donc Ă  ramasser des cerises. Boulot qui nous paraĂźt bien plus calme, Ă©loignĂ© du bruit des machines de l’usine.

Les rĂšgles du cherry picking

Premier jour le samedi 14 dĂ©cembre. Ici, l’objectif est aussi la productivitĂ©. DĂšs le dĂ©but, on est prĂ©venu : 2 buckets* et demi toutes les heures, sinon ça ne va pas le faire.

Pas de week-end ou jour de repos fixe, les « day-off Â» sont dĂ©finis en fonction de la mĂ©tĂ©o, la veille. Nous qui pensions pouvoir dormir le dimanche matin aprĂšs 1 semaine d’ouverture de moules… C’est loupĂ© ! Les cerises n’attendent pas, alors au boulot ! Au final, nous avons eu 1 jour et demi de pluie, qui nous ont permis de nous reposer un peu.

Avant de signer nos contrats, lecture d’une petite clause amusante : « Ces vergers sont des vergers naturistes, oĂč le port de vĂȘtement est optionnel. Â» Notre patron Ă©tant naturiste, il Ă©tait prĂ©cisĂ© qu’il ne fallait pas avoir quelque chose contre ce principe, auquel cas il fallait penser Ă  aller chercher du boulot ailleurs.

  • RangĂ©es de cerisiers
  • RĂ©colte de l'aprĂšs-midi
  • Un coucou entre les cerises
  • Le fameux bucket
  • Cueillette de cerises
  • Cueillette de cerises
  • Cerises

Mais oĂč dormir ?

Ben oui, c’est une question qu’on s’est posĂ©… Les freecamps Ă©tant en nombre trĂšs limitĂ©s et ayant un nombre limite de nuits pendant lesquelles on peut s’y installer, il fallait trouver une solution. Lorsque nous Ă©tions aux moules, nous avions dormi sur le parking d’une taverne. Pour avoir le droit de s’y arrĂȘter, il suffit de prendre une consommation par jour. C’est un bon plan B, mais une partie de notre salaire y passait…

Heureusement, ici, le propriétaire du verger de cerises nous mettait à disposition gratuitement un endroit pour garer notre van, une petite cuisine, une douche et des toilettes. TrÚs appréciable aprÚs une journée au soleil !

Nous y avons rencontrĂ© 5 tchĂšques (Vojta, Lucy, Diana, AdĂšle et Lubosh) et 2 argentins (MĂ©lissa et Johny). C’est avec eux que nous avons partagĂ© notre semaine et demie de travail dans les cerises. Si vous calculez bien, NoĂ«l arrive dans ces jours-lĂ . Nous avons donc passĂ© NoĂ«l avec eux !

Comment on fĂȘte NoĂ«l quand on travaille au bout du monde ? 🎅

Le 24 dĂ©cembre, nous n’avons travaillĂ© que le matin et le 25 Ă©tait un jour de repos. Nous pouvions donc rĂ©veillonner comme bon nous semblait !

AprĂšs avoir un peu dĂ©corĂ© notre salle Ă  manger/cuisine, nous avons partagĂ© un repas tous ensemble avec une spĂ©cialitĂ© argentine : des tacos ! Pas les mĂȘmes qu’en France, bien gras. C’est une version beaucoup plus healthy !

Nous avions organisĂ© un PĂšre NoĂ«l secret en amont pour ajouter une vraie touche de NoĂ«l Ă  notre soirĂ©e. Pour cela, chacun pioche le nom d’une personne et doit lui faire un petit cadeau. MĂȘme en Ă©tant loin de nos familles, cette soirĂ©e nous a permis de retrouver l’esprit de NoĂ«l.

Le lendemain, pour fĂȘter NoĂ«l, notre patron avait organisĂ© un repas. Il nous a invitĂ©, avec les autres personnes travaillant pour lui, Ă  aller dans un de ses vergers pour que nous soyons tous ensemble. Chacun avait apportĂ© un plat de chez lui et il avait prĂ©vu des morceaux d’agneau (miam 😋) et des desserts. Nous avons mĂȘme pu goĂ»ter du jus de cerises, fait avec notre production !
Ce moment partagé tous ensemble était trÚs convivial et trÚs appréciable !

  • Repas de NoĂ«l dans le verger
  • Repas de NoĂ«l avec du jus de cerises
  • Assiette de dessert du repas de NoĂ«l

AprĂšs environ 1300 kg de cerises ramassĂ©s et la fin de la saison se faisant clairement sentir, nous avons arrĂȘtĂ© de travailler pour reprendre notre voyage !

Alors Ă  trĂšs vite pour un nouvel article sur notre trip ! (Spoiler : ça va ĂȘtre trop trop beau 😍)
Et pour patienter un peu, n’hĂ©sitez pas Ă  relire nos prĂ©cĂ©dents articles !


*bucket : seau de 5kg

10 thoughts on “Travailler en Nouvelle-ZĂ©lande : des moules aux cerises 🍒

    1. 😂😂😂
      On n’a pas vu le patron beaucoup de fois, donc ça va 😂 mais la lecture de cette clause nous a bien fait rire !!

  1. Trop top votre blog. Je me rĂ©gale Ă  chaque fois : bien documentĂ©, des photos superbes et j’ai beaucoup aimĂ© la vidĂ©o avec les ouvreurs de moules !!!
    Qu’est-ce que j’aurais aimĂ© faire cela lorsque j’Ă©tais jeune !!
    Vous avez eu trĂšs trĂšs trĂšs raison ; profitez-en un maximum.

    je vous fais mille bisous

    1. Oh ça nous fait super plaisir si vous aimez le lire autant qu’on aime notre voyage !!
      Oui, la vidéo est jolie ! La vitesse des ouvreurs de moules est impressionnante !!

      C’est une super expĂ©rience, c’est sur !

      Des gros gros gros bisous ❀

  2. Bravo pour le blog et merci de nous faire profiter et rĂȘver de vos aventures.
    Et je ne verrai plus les 🍒 du marchĂ© de la mĂȘme façon. Bises

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